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Les péripéties d'Annie

 

L'édito d'Annie Bocquet

" La nuit des longs couteaux nous a beaucoup appris, sur la capacité exceptionnelle de l’homme à se débarrasser de celui qui l’encombre, fusse-t-il son ami de la première heure. Où se trouve la faille ? Dans le regard de celui qui la porte ! Qui porte quoi ? Cette ambition avilissante et dévorante qui n’est pas affaire de «petits compagnons» pour citer un auteur célèbre. La scène est insupportable et pourtant, elle passe en boucle sur les chaînes de télévision du monde entier à croire que la barbarie ne nous a jamais vraiment quittés. On y voit haletant Kadhafi, fait comme un rat dans un conduit quelques minutes auparavant. Le visage ensanglanté, le ventre à l’air, il est porté par des rebelles qui s’apprêtent à faire justice. Il est sans doute mort comme il a vécu, mal ! Par voie de conséquence, la balle perdue qui a atteint le dictateur en plein crâne ainsi que les impacts de balles relevés sur son corps le font taire à jamais, pas de procès pour crime de guerre. Chacun peut retourner à ses occupations favorites, à savoir « laver l’argent sale », l’argent de la corruption et le rendre plus blanc que neige. Entre la peste et le choléra, la Lybie a choisi la Charia, mais le terme « choisir » est-il bien approprié ? (...)"

Edito d'Annie Bocquet - Le Paris London n°18 - Novembre 2011

 

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nick le juge

 

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