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Les péripéties d'Annie

 

Edito d'Annie Bocquet

" Négligence, combien de fois j’ai croisé ton chemin sans que rien ne change. Aveuglement  combien de fois j’ai prononcé ton nom mais tu es resté sourd. Beauté je te croise souvent, es-tu encore capable de saisir en plein cœur toute la corruption de ce monde, ou toi aussi te sens-tu désarmée ? Si le soleil pénètre à l’intérieur d’une demeure c’est que les volets sont ouverts, que ses rayons chauds parviennent jusqu’au centre afin de réchauffer les lieux. Imaginez un pays où le soleil ne brillerait jamais, où l’ombre aurait la place la plus importante. Vous n’auriez sans doute aucun scrupule à quitter l’endroit, libéré de la contrainte de rester enfermé sous un tel déluge de monotonie. Mais, prisonnier de notre propre méconnaissance en matière de liberté, nous resterions grelottant dans cet espace réduit et sombre ! Lorsque l’ignorance et l’obscurantisme parviennent jusqu’à nous et s’entassent inlassablement, il devient impossible de faire régner un semblant d’humanité, l’ombre prend racine et s’installe repue et comblée. Soumis aux lois de la cause à effet et d’une vision restreinte du monde nous ne pensons plus, nous nous laissons aller à la facilité. Pourtant les notes du clavier de la vie ne demandent qu’à vibrer sous l’impulsion bienfaisante de nos mains et de notre savoir. Votre vision non restaurée, non assujettie que vous porterez sur le monde au moyen de la connaissance de toutes choses, bonnes ou mauvaises sans détourner le regard sera le plus sûr moyen de réparer les graves erreurs. Pour que le beau reprenne toute sa place, il faut lui donner une dernière chance de faire ses preuves, redonner au mot humain sa lettre de noblesse.Promis, ouvrez l’œil ! "

Edito d'Annie Bocquet - Le Paris London n° 4 - juillet / août 2010

 

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nick le juge

 

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