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Les péripéties d'Annie

 

Mieux Vivre par Annie Bocquet

Tendre complicité

" Parvenait à mes oreilles le songe d’une nuit d’été. Douce chaleur ennivrante et imperceptible brise sur mon visage rosi par vos tendres déclarations. Votre esprit brouillon et querelleur n’était pas pour me déplaire caril contrastait considérablement avec mon tempérament timide et secret. Nous étions tous les deux nés dans la haute bourgeoisie mais nos révoltes s’apparentaient plus au gens du peuple. Peut-être parce que la majorité de nos ancêtres avait fini ruinée, terrassée par différentes spéculations boursières. Toujours est-il que vous étiez le meneur de nos escapades et Londres n’avait plus grand secret pour moi. A l’heure du thé,vous aviez toujours une ou deux histoires croustillantes à me raconter et vous me glissiez lascivement à l’oreille comment Madame Rose s’était retrouvée en délicate posture lorsque son mari était rentré plus tôt que prévu à la maison et l’avait trouvée dans les bras du jardinier. Tout cela n’était fait que pour éveiller ma curiosité et évidemment, je me laissais prendre au jeu. Vous étiez le tendre complice et le calme après la tempête. A l’heure des barricades, vous fûtes le premier, j’étais juste derrière vous, puis parvint à mes oreilles le songe d’une nuit d’été, un sifflement puis plus rien. Il y avait juste cette coulée de sang le long de ma main qui tenait la vôtre, triste barricade en cette nuit d’été, notre révolution fut bien courte mon doux ami, mon tendre amant. Souvent à l’heure du thé, je pense à vous, je songe à votre sourire narquois et je sais que vous m’entendez mon tendre ami car la vie est un éternel recommencement. "

 

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nick le juge

 

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