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Les péripéties d'Annie

 

Edito d'Annie Bocquet

" Nous savons tous que nous commettons des erreurs, que nous pouvons avoir une conduite scandaleuse et pourtant nous replongeons souvent comme attirés parce qui nous fait mal, par ce qui est susceptible de nous détruire. Fatale attraction d’un processus que nous sommes incapable de contrôler, notre pulsion devient plus forte que notre raison. Nous comprenons alors qu’il devient vital de nous débarrasser de ce penchant malsain et parfois extrême qui nous conduit à la ruine. Invariablement notre pensée conduit notre vie, si nous pensons mal,nous vivons pareillement. Nous connaissons tous les sept péchés capitaux, sont-ils toujours perçus de la même manière ? L’orgueil est-elle mère de toutes les imprudences ? A n’en pas douter, l’orgueil vous mènera là où vous ne deviez pas être, elle vous conduira à commettre l’irréparable sur de nombreux plans. En matière de stratégie, l’orgueil est très mauvaise conseillère, à ne pas confondre avec l’amour propre beaucoup plus porteur. La gourmandise peut conduire à se jeter sur le dernier ingrédient sans s’occuper de son voisin, très mal perçu par un ensemble de personnes. La luxure a-t-elle encore un contour dans notre société de consommation ? Il faudrait revisiter le terme car l’excès se pare au fil des époques d’un nombre incalculable de synonymes plus trompeurs les uns que les autres. La luxure s’habille d’une notoriété inquiétante, à faire frémir. La paresse, en ces temps de crise, elle n’est pas conseillée. Quand les autres s’activent, vous paressez mollement sur votre divan, très mauvais pour la ligne et pour le porte-monnaie. La convoitise est à l’homme ce que le chat est à la souris, mortel ! L’indécence c’est de se vautrer dans des certitudes qui n’en sont pas. (...) "

Edito d'Annie Bocquet - Le Paris London n° 14 - juin 2011

 

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nick le juge

 

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