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Les péripéties d'Annie

 

L'édito d'Annie Bocquet

" Et je sèmerai le doute dans vos coeurs afin que vous me portiez en libérateur. J’arriverai sur des terres désolées et vous m’accueillerez comme le messie. J’haranguerai la foule et vous aurez la sottise de me croire car ma puissance est égale à votre faiblesse qui est grande ! Grand paraît un homme sur un pays dévasté par la corruption, immense est son ambition mais petit est son jugement quand, hier, il accueillait votre tortionnaire à bras ouverts. Triomphant, je lèverai les bras au ciel depuis ma tribune et je contemplerai le « petit peuple ». On m’appelle le négociateur car j’arrange tout et je veux tout ! J’avance à pas de loup et j’ai les dents longues ! Je cultive l’art de la flatterie et je ne vous regarde jamais dans les yeux lorsque vous m’adressez la parole, non ! Mon regard se porte bien au-dessus ! Il n’y avait plus d’alternative à la médiocrité, portée en avant sur tous les fronts, elle avait toutes les chances de perdurer. Le monde ne tournait plus rond. La justice était devenue un vaste théâtre, faute de moyens, impuissante face à une jeunesse désoeuvrée, parfois violente et peu scrupuleuse. Mais que s’était-il donc passé, qui avait échappé à nos gouvernants ? (...) "

Edito d'Annie Bocquet - Le Paris London n° 17 - octobre 2011

 

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nick le juge

 

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